
Créé de puis peu, le CLIC rassemble d’ores et déjà 12 collectifs ou associations complémentaires et solidaires entre eux : le Cercle des voisins de Cornebarrieu, le collectif Cugnaux sans papiers, collectif Espoir de Colomiers, collectif immigration CGT, collectif Empalot, collectif Plaisance du Touch, collectif des privés de papiers, de Toulouse, collectif Tournefeuille sans papiers, collectif Volvestre Solidaire, Confédération syndicale des familles, Pastorale des Migrants, RESF31. D’autres seront appelées à le rejoindre…La journée était partagée en deux temps :
Marche de l’espoir à Colomiers le matin. Cette marche a lieue tous les 1er samedi de chaque mois, à 11h. Au cours de cette dernière les participants furent d’ailleurs appelés d’urgence pour une soutenir une ressortissante chinoise victime d’une mesure d’expulsion et établie en France de puis 10 ans, vivant sous le régime du PACS depuis 6 ans avec son compagnon français
Rassemblement place du Capitole a partir de 13h30.
Après la marche de l’Espoir de Colomiers l’occupation pacifique de la place du Capitole a été organisée jusqu’à 15h30 : des animations ont mis en valeur différentes expressions culturelles de tous les pays : de la capoeira brésilienne à la danse orientale en passant par le conte nigérien, la musique tsigane, le rythme des batucadas... Tous ces artistes étaient venus bénévolement.
Les militant - e - s des collectifs évoluaient en proposant des animations : le Quiz du Cercle des voisins proche du centre de rétention administrative de Cornebarrieu posait des questions dérangeantes, la Roue de l’infortune du collectif des Privés de papiers de Toulouse nous apprenait les mots-clefs du parcours éprouvant des personnes sans papiers, les Mistrals gagnants du Collectif Volvestre solidaire rappelaient les articles des droits de l’Homme. Des hommes - femmes sandwichs présentaient sur leur dos des cas aberrants ou révoltants. Des pétitions circulaient. Par cette journée, le CLIC a voulu informer les citoyens en mettant au grand jour la réalité quotidienne vécue par toutes ces personnes. Tous ensemble, Sans papiers et Citoyens Aidant ont réaffirmé leur volonté de voir les migrants traités autrement, avec respect et humanité ainsi que leur opposition à la politique d’immigration actuelle du gouvernement.
Le CLIC soutient les travailleurs sans papiers qui osent sortir de l’anonymat et se mettre en grève. Après cette occupation, et ce malgré une météo exécrable, ce sont plusieurs centaines de personnes qui se sont rassemblées dans la manifestation conduisant à la préfecture où une délégation de 7 représentants de l’ensemble du CLIC a été reçue par Monsieur le Sous- Préfet. Au cours de cette audience il a été exprimé :
- La présentation du CLIC.
- l’ opposition citoyenne à la politique d’immigration actuelle du gouvernement.
- l’impasse dans laquelle cette politique conduit et la nécessité de revoir nos rapports avec les pays du tiers monde dont les richesses sont outrageusement pillées... (aucune loi dans aucun pays n’empêchera les personnes qui fuient la misère économique, sociale et politique, la famine de chercher de meilleures conditions de vie là où cela semble possible…) le refus des centres de rétention. La dénonciation des mesures gouvernementales qui encouragent et favorisent de plus en plus la délation, le racisme, la xénophobie et crée des situations humaines dramatiques..
- La mauvaise image de la France dans le monde à cause de cette politique et l’insécurité qu’elle tend à développer pour nos concitoyens vivant à l’étranger, en particulier dans les pays à forte émigration…..
Toutes ces pratiques d’un autre âge n’ont rien à voir avec les valeurs républicaines de notre pays
Le CLIC demandait également l’abrogation de la loi L.622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, considérant la solidarité comme délit.
Les citoyens que nous sommes ne doivent pas être poursuivis pour avoir manifesté leur solidarité ou agi avec humanité.

Les revendications suivantes ont été posées :
L’arrêt des expulsions, la suppression des OQTF, la régularisation de tous les sans papiers ....
Dans une Europe qui se construit en fermant ses frontières, nous, citoyen-ne-s vivant en France, réputée T erre d’Asile et pays des Droits de l’Homme, regroupé-e-s dans différents mouvements, associations et réseaux, dénonçons les pratiques légales et administratives qui visent à priver de droits et à pourchasser des personnes privées de papiers.
Les organisations membres du CLIC (Comité de Liaison Inter Collectifs), véritable cellule de veille du
Droit des étrangers, désirent, grâce à la mise en commun de leurs énergies, mener une action plus dynamique et plus efficace en solidarité avec les sans papiers.
N’admettant ni la dérive xénophobe de notre société ni les lois répressives mises en place depuis plusieurs années par les pouvoirs politiques, pas plus que leur application à travers la politique du chiffre,
Nous :
- dénonçons, dans le traitement des dossiers par la préfecture, le non-respect du délai raisonnable du temps d’attente pour la délivrance d’un titre de séjour, qui ne devrait en aucun cas excéder 6 mois.
- réclamons la suspension de l’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) pour toute personne ayant déposé un dossier de régularisation en préfecture.
- disons Non à l’enfermement des étrangers, en particulier dans les centres de rétention.
- exigeons le respect de l’obligation de scolarisation pour les enfants dont la place n’est pas en rétention mais à l’école avec leurs camarades de classe.
- disons Non au démantèlement des familles, contraire à la convention européenne des droits de l’enfant.
- demandons le respect du droit des couples mixtes à vivre normalement et non en situation de précarité et de clandestinité ou déchirés par des mesures d’expulsion.
- demandons la régularisation et l’intégration des jeunes ayant effectué leur scolarité en France au lieu de chercher à les expulser dés leur majorité.
- demandons des droits et des papiers pour les travailleur-euse-s « sans papiers » qui exercent le plus souvent leur travail dans des conditions pénibles. La négation de leurs droits est aussi une menace pour nos droits.
- exigeons l’arrêt des pratiques de délation, qu’elles soient ou non imposées par la préfecture auprès d’organismes de services publics tels que l’ANPE, la CRAM, l’Inspection du Travail, etc., qui sont en passe de créer une altération morale et intellectuelle de notre société.
- exigeons la cessation de toute poursuite pour délit de solidarité qui vise pour l’essentiel à créer un sentiment de peur chez nos concitoyens susceptibles d’apporter un soutien à ces personnes en grande difficulté. C’est aussi une atteinte à notre liberté. demandons l’obtention
Monsieur le Sous Préfet a assuré qu’il transmettrait à Monsieur le Préfet et aux instances Gouvernementales. Le CLIC adonné rendez-vous le 1er décembre à tout les collectifs pour décider des suite de son action.


