Kéziban, lycéenne Toulousaine résidant à Cugnaux, a été interceptée par une brigade de gendarmerie alors qu’elle se rendait au lycée, le jour même de son parrainage par Martin Malvy et d’autres élus régionaux.
En savoir plus sur Kéziban
Article de France 3 Midi-Pyrénées sur le jugement et l’appel de la préfécture
Site internet du collectif Cugnaux Sans Papiers
Article de Toulouse 7 sur l’arrestation de Kéziban
Interview de Pierre Grenier, RESF, sur Libé Toulouse
Article de RESF sur le parrainage des élus de la région
La préfecture semblant vouloir faire un exemple, et dissuader les élus de procéder à ces parrainages, a immédiatement dépêché les forces "de l’ordre", qui ont interpellé la jeune fille.
Celle-ci a été retenue quelques heures à la gendarmerie de Cugnaux, au grand dépit, nous a-t-on dit, des gendarmes locaux. La mairie et le Collectif Sans Papier de Cugnaux (membre du CLIC Sans Papiers), qui soutiennent activement Kéziban, ont immédiatement fait passer un message de demande de soutien aux associations.
De son côté, la préfecture a accéléré le processus, en la conduisant très rapidement au centre de rétention de Cornebarrieu. Son passage immédiat au tribunal de grande instance confirme, malgré les dénégations de l’administration, cette volonté de vouloir faire un exemple.
Le gouvernement s’imagine-t-il que, au plus bas dans les sondages d’opinion, il pourra améliorer son image et convaincre les électeurs de voter pour le président sortant aux prochaines élections, en appliquant une politique dure et très à droite, notamment vis-à-vis des étrangers auxquels on a refusé des papiers ?
Gageons que cette orientation sera vaine, que le drame infligé à la jeune Kéziban et à toutes les personnes dans sa situation, ne servira même pas à redorer un blason si terne, qu’il semble virer au brun.

